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Ouch !
Sur France 2… 3 139 360 téléspectateurs ont découvert hier à 20h50 L’État de Grace, soit une part d’audience de 12,9%. Le deuxième épisode a été suivi par 2 578 760 téléspectateurs (13% de pda). Une chute de 600 000 téléspectateurs, entre les 2 épisodes, c’est plutôt mauvais signe…
En face, TF1 fait 28% de PdA et 6.5M de téléspectateurs, M6 et France 3 un peu plus de 4M.
C’est dommage, moi j’ai bien aimé. Un petit commentaire détaillé très bientôt.
Ca commence !
Ca y est, l’Etat de Grace – 1er épisode commence !
A tout à l’heure pour avoir tous vos commentaires et réactions !
L’état de Grace en VOD
Il semblerait que France 2 propose, dès le lendemain de leur diffusion les épisodes de l’état de Grace en VOD. 2,49€ l’épisode, en location pour 24 heures quand même ! (ils s’emmerdent pas trop chez France 2). Et 4,99€ pour l’acheter.
En attendant, France 2 propose quelques extraits vidéo de l’état de Grace. C’est court, mais c’est bon quand même.
H-3 pour L’état de Grace
A quelques heures de la diffusion, une dernière petite revue de presse. On peut féliciter France 2, je pense qu’il n’y a pas un journal qui n’ait pas parlé de l’Etat de Grace…
Ce matin, on pouvait donc lire 2 avis contraires, l’un dans Libération : Mme la Présidente est la plus belle. Un peu sarcastique, reproche le manque de crédibilité, le côté caricatural et la réalisation. Mais félicite Anne Consigny pour son interprétation de Grace et le fait de s’attaquer à un sujet comme celui là
(…) Grace Bellanger est non seulement la première femme chef d’Etat mais aussi une élue atypique, jeune (41 ans tout juste), issue du monde associatif et non des partis, qui prend des leçons de tango et va tomber enceinte dès les premiers mois de son mandat.
Pas très crédible mais, comme le ton est à la fable humoristique, pourquoi pas… Plus gênante en revanche est la propension de Gaget et du réalisateur Pascal Chaumeil à faire le malin à grands coups de poses auteuristes (genre les seconds rôles s’adressent en aparté à la caméra) et de plaisanteries fines pour initiés du microcosme médiatique parisien tout en ouvrant grand les vannes de la démagogie. (…)
Bref, n’en déplaise à notre sens civique, on serait plutôt enclin ce soir à l’abstention, du moins télévisuelle. Dommage, car L’état de Grace sait par ailleurs toucher juste quand il moque les stratégies alambiquées de la communication politique. Dommage surtout pour Anne Consigny, vraiment gracieuse (sans jeu de mots) en présidente fragile mais ferme, et que l’on n’attendait pas aussi à l’aise dans le registre de la comédie.
Avis contraire dans le Figaro : Les charmes de la Présidence, qui nous rappelle le buzz généré par l’état de Grace, fait exceptionnel bien que risqué pour France 2. Le Figaro se félicite des thèmes abordés, du “décryptage” des coulisses de la communication politique, et du réalisme global de la série. Réalisme qui s’est appuyé sur les témoignages d’Elisabeth Guigou, Anne Hidalgo, Clémentine Autain, ou encore Christophe Barbier (rédac’chef de l’Express).
Pour autant, sous ses dehors de comédie «pétillante», selon le terme de la productrice Sophie Revil (Escazal films) et de son ton humoristique, L’État de Grace est très habile et frappe juste en abordant des thèmes importants de la société comme le droit au logement, les rapports de pouvoirs entre la presse et les politiques – l’équipe de Grace envisage de «passer» des infos au Canard Enchaîné, négocie avec Le Monde, Libération et Le Figaro, sollicite Fogiel – ainsi qu’entre les hommes et les femmes ; le désarroi et la jalousie des premiers face à la montée en puissance des secondes – le premier ministre de Grace, Victor Tage (André Marcon) fait tout pour lui scier la branche et prendre sa place ; l’importance de la communication et de la médiatisation dans la politique – Xavier fait les frais d’un magazine «people». D’ailleurs, et ce n’est pas innocent, c’est Christophe Barbier, actuel directeur de la rédaction de L’Express et longtemps journaliste politique, qui a été choisi pour être consultant sur la série (…)
Anne Consigny, qui signe ici son vrai premier rôle pour la télévision, est épatante et totalement crédible comme tout ceux qui l’entourent. Il faut également citer Zinédine Soualem, son conseiller spécial, Yves Jacques, le secrétaire général de l’Élysée ou Martine Chevallier, sa maman collante. Le réalisateur, Pascal Chaumeil, a apporté un rythme et un ton nouveau (les personnages parlent à la caméra) et on passe un très bon moment en regardant les aventures de Grace. Quant à à l’impact que L’État de Grace pourrait avoir sur le vote des Francais, ce serait peut-être lui donner un peu trop d’importance…
On notera enfin l’appréciation de Télérama concernant l’état de Grace :
(…) Pur fantasme ou simple anticipation ? Une chose est sûre, le scénario, écrit bien avant l’entrée en lice médiatique de Mme Royal, mise sur l’air du temps et s’empare d’idées qui font débat aujourd’hui : le droit au logement, le développement durable, la place des pays émergents dans le concert des nations.
Cette sémillante Grace Bellanger, issue du militantisme associatif, a renvoyé dos à dos les professionnels de la politique, de droite comme de gauche, mais se coltine une cohabitation musclée avec un Premier ministre vindicatif (André Marcon en Machiavel) et la pression constante de sa garde rapprochée qui voudrait la faire gouverner au fil des sondages. Tout en multipliant les fils narratifs, la série s’affirme d’abord comme une rocambolesque comédie où l’exercice du pouvoir (du discours des cent jours à la visite à l’ONU) est souvent envisagé sous l’angle des couacs et des ratages.
Irréaliste, sans doute… L’effet de réel est pourtant là tant les sentiments de la présidente sont éprouvés avec une belle aisance par Anne Consigny. (…)
A ce soir !
Réalité et fiction !
Le journal gratuit 20minutes propose dans son édition d’aujourd’hui un article sur le sexisme à l’égard des femmes en politique. La percée dans les sondages d’une certaine S.R. n’y est sans doute pas étrangère, mais il est vrai depuis longtemps que le choix d’une tenue par une femme politique sera bien plus observé que le choix d’une cravate ou d’une couleur de chemise criarde par un homme…
Toujours est-il que l’article débute par une évocation de l’état de Grace, citant notamment Anne Hidalgo, adjointe au Maire de Paris, qui a “témoigné” auprès des créateurs de la série.
Une femme à l’Elysée. Fiction ou anticipation ? Demain, sur France 2, ce scénario relèvera de la première catégorie. « L’Etat de Grace », série en six épisodes, met en scène la première présidente de la République. Grace Bellanger, 41 ans, jongle entre sommets internationaux, cours de tango et grossesse mouvementée. « Nous n’avions pas pronostiqué la percée de Ségolène Royal, précise la productrice Sophie Revil. C’est une heureuse coïncidence. Mais cela reste une comédie.» Même si, par souci de réalisme, les scénaristes ont sollicité l’expertise d’élues. « Ils ont bien pris en compte mon témoignage, note Anne Hidalgo, première adjointe PS à la Mairie de Paris. Reste que Grace, si pure et si fragile, n’aurait, en réalité, aucune chance. Cette vision est symptomatique : les médias aiment présenter les femmes politiques comme de petits êtres sensibles ! »

La comparaison entre Grace Bellanger et Ségolène Royal, qui a déjà commencé à faire couler (un peu) d’encre, ne risque pas je pense de s’arrêter après la diffusion de la série…
J-1 – Nouvel Avis
Probablement suite à la diffusion en Suisse il y a quelques jours, un téléspectateur nous donne un nouvel avis sur l’état de Grace, comédie originale et divertissante, sur Séries Live.
Quelques extraits :
Loin du réalisme d’A la Maison Blanche (The West Wing) d’Aaron Sorkin, cette fiction française recours au comique pour parler de la gestion du pouvoir de la nation. Passé les premières minutes, le spectateur français constate rapidement qu’il se trouve devant une parodie politique, plutôt qu’une fiction à visée intructive (…). L’Etat de Grace est donc une série divertissante sur un sujet sérieux. A prendre au second degré donc.
(…)
C’est avec de l’humour simple mais efficace que la série arrive à nous séduire. L’Etat de Grace est une comédie qui ne se prend pas au sérieux et qui a un but purement divertissante : et ça marche ! Les dialogues et les scènes parfois cocasses arrivent à nous faire sourire et même nous faire rire.
La réalisation est dynamique et originale, (…) Loin des séries françaises habituelles (enfin une série qui n’est pas policière !), L’Etat de Grace s’impose de part son originalité dans le traitement des intrigues, dans l’histoire racontée, ou dans son format. De plus, le casting excelle et nous convainc (…)
Le défaut majeur de la série est sa vision un peu manichéenne de la politique, avec une gauche — gentille et de confiance — et une droite — féroce et avide de pouvoir.
On peut donc résumer :
Les points forts : l’humour, le casting, le scénario
Les points faibles : le manichéisme (dont j’avais déjà eu des échos), le côté un peu caricatural
Avis partagé : la réalisation
Pour se faire un avis, c’est demain sur France 2 !
Bande annonce, deuxième !
Une 2ème bande-annonce de l’Etat de Grace, à défaut d’avoir réussi à récupérer la première en entier !
Quelques liens
Pour poursuivre un peu, parce que je ne peux pas tout, quelques liens qui parlent de l’état de Grace :
La fiche série de l’Etat de Grace, avec Anne Consigny (on peut y trouver une fiche sur tout le casting), sur Allociné.
La même chose, une fiche série l’état de Grace, sur le site spécialiste des séries TV, françaises ou américaines, Séries Live.
La programme de France 2 bien sûr, qui nous annonce l’état de Grace pour le 27, avec résumé et casting : le 1er épisode, et aussi le 2ème épisode (le même soir).
Enfin, j’ai retrouvé un vieil article de l’Express à propos des séries TV traitant de politique : on y parle de Grace Bellanger et de l’état de Grace bien sûr.
La bande annonce !
Récupérée ce soir à la volée sur France 2, la bande-annonce de l’état de Grace ! Il manque le début (le temps de lancer l’enregistrement…) mais j’essaie de récupérer la bande annonce complète dès que possible.
En tous cas, je trouve que ça promet !
L’Etat de Grace : le 27 septembre sur France2
L’état de Grace dans le NouvelObs
Le site Internet du Nouvel Observateur reprend une dépêche de l’AP sur l’état de Grace. C’est plutôt sévère, reprochant à la série de France 2 son caractère un peu caricatural, le manque de subtilité du scénario (machisme lourdaud et compagnie…), la “frivolité” du personnage de Grace, et finalement le manque de réflexion politique dans l’état de Grace, à l’aube d’une élection présidentielle.
Points positifs : l’humour, la description cynique mais probablement réaliste du pouvoir, et l’attention permanente de Grace et son équipe à la communication et aux sondages de popularité…. (tiens tiens…)
Je vous laisse juger sur ces quelques extraits :
Avec “L’état de Grace”, mini-série de politique-fiction en six épisodes, France 2 rate une occasion.
Celle de nous faire réfléchir sur ce que signifierait pour une femme le fait d’accéder à la fonction suprême, et pour le pays, celui d’être gouverné par une femme. Dans le premier épisode, en tout cas, cette production française pèche par excès de caricature. Et Anne Consigny, qui incarne Grace Bellanger, première présidente de la République française, n’est pas tant en cause que les faiblesses du scénario qui enchaîne poncifs et situations burlesques, trop peu subtiles pour être crédibles. (…)
Trac, maquillage et décoration sont -osera-t-on dire sans surprise?- au programme du premier dialogue de la présidente. (…)
Reste que la peinture de l’univers du pouvoir semble assez fidèle, bien que guère réjouissante. (…) Dès lors, la séparation vie privée-vie publique, que Grace croyait pouvoir maintenir totalement étanche, en prend un coup. Mais génère quelques passages vraiment drôles, pour notre grand soulagement.
Rendez-vous pour l’état de Grace sur France 2 le 27 septembre.
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Celle de nous faire réfléchir sur ce que signifierait pour une femme le fait d’accéder à la fonction suprême, et pour le pays, celui d’être gouverné par une femme. Dans le premier épisode, en tout cas, cette production française pèche par excès de caricature. Et Anne Consigny, qui incarne Grace Bellanger, première présidente de la République française, n’est pas tant en cause que les faiblesses du scénario qui enchaîne poncifs et situations burlesques, trop peu subtiles pour être crédibles. (…)

